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Artefacts du Xe siècle (suite)

Des coffrets

Ce coffret rectangulaire au couvercle coulissant muni d’une cavité en forme de croix à double bras est une staurothèque. Il a été fabriqué à Constantinople dans la seconde moitié du Xe siècle. Les peintures qui l’ornent forment un programme théologique basé sur les rites byzantins. Il servait à contenir des reliques.

 

Fabriqué à Constantinople, ce coffret rectangulaire en argent doré contenait à l’origine le crâne de sainte Praxède. Son couvercle est constitué d’émaux cloisonnés, tandis que deux paires de saints l’ornent sur l’avant et l’arrière.

 

Des enluminures

Cette enluminure appartenait à l’origine à une Apocalypse de la bibliothèque royale de Turin. L’on suppose qu’elle représente une mappemonde illustrant le monde connu à cette époque.

 

Cette enluminure représente Gui, l’archevêque de Rouen, en train de traiter avec Rollon, le chef des Vikings. L’on peut considérer que cette scène constitue l’événement fondateur de la Normandie, dont Rollon fut le premier jarl (duc).

 

Cette enluminure représente l’archevêque de Rouen, Gui, en train de baptiser Rollon, le chef des Vikings. Cette procédure était nécessaire pour que le roi des Francs l’accepte comme vassal et lui octroie les terres qu’il demandait. La conversion de Rollon entraîna celle de toute son armée.

 

Cette carte représente le royaume de Francie au Xe siècle. L’on peut remarquer que le duché de Normandie et celui de Bretagne y sont dessinés, donc elle date au plus tôt du début des années 940.

 

Cette enluminure datant de la fin du Xe siècle représente le mariage de Geoffroi, comte de Rennes, avec Havoise, l’une des sœurs du duc Richard II de Normandie. Cet événement qui se déroule dans l’abbaye du Mont Saint-Michel offre à Geoffroi un appui contre les comtes de Nantes soutenus par la maison d’Anjou. Pourtant, les mariés ne paraissent pas heureux de cette union.

 

Une clef

Fabriqué à Byzance, cet objet en bronze est une clef à neuf dents. Sa poignée est formée d’un anneau simple.

 

Une tasse

Provenant d’Iran, cette tasse en argent de la fin du Xe siècle porte une frise de fleurs gravée autour de son pied, tandis qu’un poème en caractères arabes, sur les joies de boire du vin, court autour du bord. C’était un objet précieux qui appartenait à un haut dignitaire.

 

Des gravures

Réalisée par un philosophe chinois, Chongyi Nie, cette gravure représentant un haut dignitaire sur son char fait partie d’un ensemble de quatre ouvrages, nommé Sanlitu, recensant les « Trois Rituels Classiques » déterminés par Confucius.

 

Appartenant également au Sanlitu, cette gravure représente la salle Mingtang, nommée « la Lumineuse », parce qu’elle abritait les cérémonies officielles. Ce dessin précise la place de chacun pour que cela soit conforme aux rites.

 

Pour compiler ces rituels, Chongyi Nie s’appuya sur des ouvrages plus anciens parlant de ce sujet, mais il n’hésita pas à contredire ces textes quand ils ne lui semblaient pas conformes à l’enseignement de Confucius. Il termina son œuvre en 962, puis la présenta à l’empereur qui ordonna qu’elle soit publiée. Dans ce dessin, des serviteurs montent la tente impériale en se conformant au rite.

A suivre...

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