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La Perse (suite)

Persépolis (suite)

L'Apadana (suite) :

L'intérieur (fin)

L’ensemble était richement peint comme en attestent les multiples traces de pigments retrouvées sur les bases de certaines colonnes, les murs et les bas-reliefs des escaliers. L’intérieur de la gorge d’un lion sculpté porte encore des traces distinctes de couleur rouge. Couverts d’une couche de stuc dont on a retrouvé des fragments, les murs étaient également ornés de tentures brodées d’or, carrelés de céramiques, et décorés de peintures représentant des lions, taureaux, fleurs et plantes. Les portes de bois et les poutres portaient également des plaques d’or, des inclusions d’ivoire et de métaux précieux. Les ornements des chapiteaux de colonnes diffèrent selon leur position : taureaux pour les colonnes du hall central et du portique nord, autres figures animales pour les portiques est et ouest.

 

Les vestiges

Selon l'archéologue David Stronach, la configuration d’un palais comme l’Apadana répond à deux fonctions principales. Ses dimensions autorisent la réception de 10 000 personnes, ce qui assure une audience importante au roi. D’autre part, sa surélévation permet au roi d’observer cérémonies et parades se tenant dans la plaine. Des fouilles réalisées à Suse, dans un palais également réalisé pour Darius 1er, ont mis au jour une dalle dans l’Apadana, située dans l’axe du palais en regard du mur sud. La comparaison montrant que les deux palais ont des conceptions voisines, l’existence d’un trône fixé au sol de l’Apadana de Persépolis est probable. De plus, deux passages proches permettaient au roi de se retirer dans les appartements et quartiers royaux adjacents.

 

Le portique

Quand Alexandre le Grand a incendié Persépolis, le toit de l’Apadana s’est écroulé vers l’est, protégeant les reliefs de cette partie de l’usure pendant près de 2 100 ans. Une tête de lion massive a été retrouvée dans une fosse proche du mur séparant l’Apadana du Palais des 100 colonnes. Elle semble avoir eu pour fonction de soutenir une poutre principale du toit. Sa présence dans une fosse située sous le niveau du sol est cependant inexpliquée. Une réplique du portique de l’Apadana se trouve au musée du site et donne une idée de la magnificence du palais.

 

L'escalier oriental

Recouvert par les débris du toit incendié de l'Apadana, l’escalier est a été remarquablement préservé. Il se divise en trois panneaux (nord, central, et sud) et en triangles sous les marches. Le panneau nord montre la réception de Perses et de Mèdes. Le panneau sud montre la réception de personnages provenant des nations assujetties. L’escalier comporte de multiples symboles de fertilité : germes et fleurs de grenade, rangs séparés par des fleurs à douze pétales, ou arbres et graines décorant les triangles. Les arbres, pins et palmettes, symbolisent les jardins du palais. Les panneaux portent des inscriptions indiquant que Darius a construit le palais, que Xerxès l’a complété et a demandé à Ahura-Mazda de protéger le pays de la famine, de la félonie, et des tremblements de terre.

 

Les détails :

Les personnages des reliefs de l’escalier est de l’apadana du palais de Persépolis observent un port altier. Les caractères ethniques sont méticuleusement reportés, et les détails sont ouvragés avec finesse : pelages, barbes, cheveux sont ainsi représentés en petites bouclettes, vêtements et animaux sont caractérisés avec minutie.

A suivre...

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