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Balade à travers l'Histoire avec Michel Rouvère

La Perse (suite)

15 Octobre 2021 , Rédigé par Michel Rouvère Publié dans #Egypte, #Le Peintre de Mennefer, #Perse

Persépolis (suite)

L'Apadana (suite) :

Un escalier

L’Apadana est, avec le Palais des 100 colonnes, la plus grande et la plus complexe des constructions monumentales de Persépolis. Il se trouve au centre de la partie ouest de la Terrasse. Placé sur un haut niveau, il est accessible par deux escaliers monumentaux en double rampes symétriques et parallèles, qui flanquent le soubassement des côtés nord et est.

 

Le palais :

Reconstitution

Le palais a un plan carré de 60,5 m de côté. Il comporte 72 colonnes dont 13 sont encore debout. Mesurant près de 20 m de haut, les colonnes ont probablement été érigées au moyen de rampes de terre permettant d’amener, puis de positionner les pierres à hauteur voulue. Les rampes sont probablement élevées au fur et à mesure de l’avancement des colonnes, puis la terre est évacuée. Témoignant de l'influence ionienne, les colonnes de l'Apadana présentent le même diamètre et une hauteur proche de celles du temple d’Héra à Samos, en outre, elles présentent des cannelures similaires.

 

La salle hypostyle :

Les plans initiaux du palais sont plus simples : l’escalier de Persépolis et la Porte de toutes les nations ayant été ultérieurement construits, un accès au palais par le nord devient nécessaire. Cela explique l’ajout d'un escalier sur le flanc nord du soubassement. La partie centrale, une grande salle hypostyle de forme carrée, comporte 36 colonnes ordonnées en six rangées. Elle est entourée à l’ouest, au nord, et à l’est, par trois portiques rectangulaires portés chacun par douze colonnes ordonnées en deux rangées. La partie sud consiste en une série de petites salles, et s’ouvre sur le palais de Darius. Les coins étaient occupés par quatre tours. Ces éléments angulaires assuraient le contreventement efficace des espaces aériens du palais.

 

L'Apadana (suite) :

Une colonne

Le plafond était soutenu par des poutres reposant sur des protomés de taureaux et de lions. Opposés, les protomés forment une selle sur laquelle une poutre principale était posée. Les deux têtes faisant ainsi protrusion latéralement sur environ un mètre. Des poutres transversales étaient également posées directement sur les têtes, stabilisées par les oreilles ou les cornes de l’animal sculpté. Ces éléments des animaux sont fixés par des gougeons de fer et assujettis au plomb. Les poutres transversales joignaient les colonnes des rangées voisines, les espaces restant étaient alors couverts par des poutres secondaires.

 

L'intérieur

L’ensemble était calfaté et recouvert par une couche de mortier de boue séchée. Les poutres étaient en chêne, en ébène, et en cèdre du Liban. L’utilisation de toitures légères en cèdre s'ajoutant aux techniques des colonnades ioniennes permettent la libération d'un espace important : l’entre-axe des rangées de colonnes de l’Apadana est de 8,9 m, pour un rapport entre diamètre des colonnes et distance entre les fûts de seulement 1 pour 3,6. En comparaison, celui de la salle hypostyle du temple de Karnak est de 1 pour 1,2. La stylisation du pelage montre une volonté de s’affranchir du réalisme pour des animaux emblématiques.

A suivre...

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